Vers de nouveaux horizons : un bras guéri et une joie retrouvée

Musu, âgée de huit ans, gravissait la passerelle du Global Mercy™ le cœur rempli d’espoir mais le bras gauche déformé. Résultat d’une grave contracture due à une brûlure, cette cicatrice avait durci sa peau et courbé son petit doigt.

Les contractures comme celles de Musu représentent une complication médicale majeure : au fil du temps, le tissu cicatriciel s’épaissit et se rétracte, provoquant des restrictions sévères des mouvements et des handicaps fonctionnels.

Dans des pays comme la Sierra Leone, où l’accès à des soins chirurgicaux sûrs, abordables et spécialisés est limité, des blessures comme celles de Musu restent souvent non traitées. Le Dr John de Waal, le chirurgien plasticien reconstructeur bénévole néo-zélandais qui a opéré Musu, explique : « Habituellement, je ne vois pas ce genre de contractures, car les plaies sont traitées plus tôt et ne deviennent généralement pas aussi graves. »
Cette différence de pratique trouve son origine dans des problèmes systémiques plus profonds : pauvreté, manque d’infrastructures et pénurie de personnel formé.

L’instant où tout a basculé

Musu est une enfant pleine de vie, sociable et toujours souriante. Elle vient d’un petit village accueillant et uni du sud de la Sierra Leone, une région connue pour son agriculture. Les enfants y grandissent en jouant ensemble, et la plupart des repas sont préparés sur des feux de bois.

Un jour, alors qu’elle n’avait que six ans, la vie de Musu a basculé après un accident domestique survenu autour du feu de bois.

Sa grand-mère faisait chauffer de l’huile de palme pour fabriquer du savon. En un clin d’œil, un garçon a heurté Musu, faisant tomber le pot d’huile bouillante sur elle. Cet incident a provoqué de graves brûlures, à l’origine de la contracture qui a marqué son existence.

Le combat contre les cicatrices

Au moment de l’accident, Mamie, la mère de Musu, était au marché.

« J’ai reçu un appel de mon petit frère qui me disait : "Ta fille a eu un accident… de l’huile bouillante lui est tombée dessus" », se souvient-elle. Elle s’est alors précipitée à la maison. « Quand j’ai vu ma fille, j’étais anéantie. En tant que mère, je me sentais très mal, car elle n’était pas née comme ça. »

Mamie a immédiatement emmené Musu à l’hôpital le plus proche.

« Ils ont fait des traitements, et nous y sommes restés trois mois et six jours, mais sans amélioration », raconte-t-elle.

Ensuite, elles ont essayé un autre hôpital, où elles sont restées trois mois supplémentaires. Ce n’est qu’à leur troisième visite à l’hôpital qu’elles ont enfin constaté une légère amélioration.

La plupart des blessures de Musu étaient situées sur le côté gauche de son corps, avec des cicatrices s’étendant de son visage à sa main. Finalement, Mamie a ramené sa fille à la maison et a trouvé une infirmière pour continuer les soins.

« Elle a guéri, mais elle ne pouvait plus tendre sa main gauche, désormais repliée », explique Mamie.

Malgré tout, Musu est restée optimiste.

« Ma première impression de Musu était sa douceur et son grand sourire », partage Louisa Dunne, une infirmière bénévole australienne.

« Musu a une très forte personnalité. Elle est souriante, vive, enthousiaste, elle a un avenir radieux devant elle. »

Mamie acquiesce : « Elle est courageuse, elle aime ses amis, elle adore faire plein de choses à la maison. Avant l’accident, elle m’aidait beaucoup. »

Mais après l’accident, tout a changé.

« Quand j’ai des choses à vendre et que je lui dis : "Musu, viens m’aider", elle ne pouvait pas m’aider. Elle ne pouvait pas aller loin, car les gens se moquaient d’elle, et elle avait honte », confie Mamie.

Mamie pense que l’accident a aussi ralenti la progression de Musu.

« Je me sentais mal, car cela l’a retardée. Par exemple, elle devrait être en 4ème ou 5ème année, mais elle est encore en 2ème année », dit-elle.

Le Dr de Waal ajoute : « Elle a effectivement un membre très abîmé. Quand elle veut faire quelque chose, elle doit principalement compter sur son autre bras. »

Il précise que, à cause de l’apparence de son bras, les autres enfants la taquinaient souvent. Aller à l’école et interagir avec les autres enfants est devenu le plus grand défi de Musu.

« Elle aime jouer avec ses amis. Mais quand elle s’approche d’eux, elle finit par pleurer parce qu’ils se moquent d’elle », explique Mamie. « Ils l’appellent "Musu une-main" ou "Musu main-courte" et elle ne sortait plus comme les autres enfants », ajoute Mamie.

Même les tâches quotidiennes étaient difficiles pour Musu. Laver les vêtements signifie frotter vigoureusement sur une planche en bois. Aller chercher de l’eau implique pomper un levier au puits et transporter le récipient, souvent sur la tête.

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Un appel téléphonique qui redonne espoir

Un jour, alors que Mamie tressait ses cheveux, elle a reçu un appel de l’une de ses sœurs, qui travaille dans un hôpital public. Elle lui a parlé des navires-hôpitaux de Mercy Ships et des chirurgies gratuites pratiquées à bord. Mamie a d’abord été sceptique, mais sa sœur l’a rassurée et encouragée à inscrire Musu rapidement.

Musu and her mother
Musu, montant la passerelle avec sa maman.
Musu
Musu se rendant au service d'admission de l'hôpital.

« Quand j’ai entendu qu’ils pouvaient opérer mon enfant, j’étais tellement contente », partage Mamie. « Musu était si heureuse qu’elle m’a demandé : "Maman, tu crois qu’ils pourront opérer cette main ?" Je lui ai simplement dit de s’en remettre à Dieu. »

Selon le Dr de Waal, sans cette chirurgie, Musu aurait dû affronter un avenir bien plus difficile.

« Elle aurait été désavantagée par rapport à ses camarades », explique-t-il. « Elle n’aurait pas pu gérer les choses de la même manière et aurait rencontré bien des défis. Sa vie aurait été plus compliquée. »

Le 15 novembre 2024, Musu a été opérée pendant trois heures environ à bord du Global Mercy. Pour Mamie, ce n’était pas seulement une avancée médicale, mais aussi un renforcement de sa foi.

« C’est Dieu qui fait tout. Quand Il dit oui, c’est oui, et quand Il dit non, c’est non », répète-t-elle.

La récupération grâce aux exercices de mobilité

La rééducation de Musu impliquait le port d’attelles thermoplastiques pour étirer ses articulations et empêcher le tissu cicatriciel de se rétracter à nouveau. Sa thérapie incluait aussi des activités de renforcement de sa mobilité, habilement déguisées en jeux.

Musu
Musu, pendant sa rééducation.
Musu
Musu après son opération, avec une infirmière.

« Je l’ai trouvée très courageuse, » déclare Karen Simpson, une thérapeute de la main bénévole australienne. « Elle donne tout. Elle fait ce que je lui demande, même si c’est un peu douloureux. »

Même les jours difficiles, Musu participait aux exercices avec détermination.

« Elle s’amuse. Et on voit la joie sur son visage quand elle fait une activité qui est à la fois amusante et qui étire son bras », remarque Karen.

« C’était une petite fille si heureuse qu’elle est devenue comme une assistante soignante dans le service », raconte Louisa. « Elle aidait toujours les enfants plus jeunes. Une fois, elle a porté un stéthoscope et a aidé lors des visites. Nous nous sommes beaucoup amusés. »

Une guérison bien au-delà des cicatrices

Après neuf semaines à bord du navire, Musu a finalement pu rentrer chez elle.

« Quand nous sommes parties, je me sentais bien », témoigne Mamie, le visage illuminé. « Parce que la condition de ma fille avait changé. Nous sommes venues avec une pathologie et reparties avec la joie », ajoute-t-elle en éclatant de rire et en chantant.

Bien que les cicatrices physiques soient encore visibles, Musu a retrouvé l’usage fonctionnel de son bras et de sa main gauche. Elle peut désormais étirer, saisir des objets et accomplir de nombreuses tâches qu’elle ne pouvait pas faire depuis l’accident.

Musu
Musu à l'école, après son opération.

« Elle vient maintenant régulièrement à l’école. Elle se déplace librement. Elle est joyeuse et joue avec ses amis. Je suis heureuse pour elle », partage Samuel Fatorma, l’instituteur de Musu. Il ajoute qu’elle est beaucoup plus heureuse et s’en sort très bien à l’école.

Grâce à la chirurgie de Musu et à sa guérison, Mamie a confiance en l’avenir de sa fille : « Elle veut devenir infirmière, et je lui ai dit que je la soutiendrai. »

Grâce à vous, des enfants comme Musu ne sont plus connus pour leurs blessures, mais pour leur courage, leur joie et leur avenir.

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