Breanna

Ontario

Un laboratoire compact mais ultra-performant à bord d’un navire-hôpital : le témoignage inspirant de Breanna

Originaire du sud de l’Ontario, Breanna Charleson, technicienne de laboratoire médical, a toujours nourri une passion pour le voyage et une curiosité insatiable pour le quotidien des populations à travers le monde. Pendant ses années d’études à l’Université technologique de l’Ontario, elle a cherché sans relâche des opportunités pour s’engager bénévolement dans des laboratoires à l’étranger. Mais dans un domaine aussi exigeant que la technologie médicale, où les équipements sont hautement spécialisés, les portes semblaient se fermer les unes après les autres.

Tout a changé le jour où elle a découvert Mercy Ships. Pour cette jeune femme déterminée, c’était la révélation : son rêve de servir à l’international, qu’elle portait depuis si longtemps, pouvait enfin prendre vie.

Breanna Charleson, technicienne médicale de laboratoire, utilise le laboratoire fourni par BD MAX.
Breanna Charleson, technicienne médicale de laboratoire, utilise le laboratoire fourni par BD MAX.

À la découverte de Mercy Ships et de ses navires-hôpitaux

Grâce à ses deux plus grands navires-hôpitaux civils au monde, Mercy Ships offre des interventions chirurgicales gratuites dans des régions où l’accès aux soins reste un défi majeur. Ces géants de compassion, bien plus que des hôpitaux flottants, sont animés par des centaines de bénévoles issus de 75 pays, occupant des rôles variés, au-delà du domaine médical. L’organisation s’engage également à renforcer les systèmes de santé locaux en offrant des formations et un mentorat aux professionnels de la santé sur place.

Actuellement, deux navires sillonnent les océans sous la bannière de Mercy Ships : l’Africa Mercy® et le Global Mercy™. Parmi les bénévoles qui ont marqué leur histoire, Breanna, technologiste technicienne de laboratoire, a eu l’opportunité de servir à bord de ces deux navires, participant à des missions au Sénégal et en Sierra Leone. Initialement partie pour une mission de cinq mois à bord de l’Africa Mercy à partir de l’été 2022, son aventure s’est prolongée au-delà de ses attentes : huit mois, puis près de deux ans. Aujourd’hui encore, elle évoque cette expérience avec nostalgie, se demandant si elle aura un jour la chance d’y revenir.

La vie à bord d’un navire-hôpital

« Vivre à bord d’un navire-hôpital a été une expérience unique, inoubliable. » Breanna, bénévole engagée, décrit avec enthousiasme cette communauté où se croisent des profils aussi variés que surprenants : « On y trouve des jeunes de 18 ans en année sabbatique, des retraités, des célibataires, des couples, et même des familles, logées dans des cabines spécialement aménagées. »

Véritable village flottant, le navire-hôpital de Mercy Ships offre bien plus qu’un cadre médical : plus de 200 métiers y sont représentés (voir encadré), couvrant aussi bien les besoins de l’hôpital que ceux de la vie quotidienne à bord. Entre les cabines des bénévoles, la salle à manger, le café, la salle de sport, la bibliothèque et bien d’autres espaces, chaque détail est pensé pour créer une communauté soudée.

« Il se passe toujours quelques chose à bord, » confie Breanna, « mais ce que j’aime tout particulièrement, ce sont les moments passés à découvrir les pays que nous visitons. »

Une aventure humaine et professionnelle, où l’engagement se mêle à l’émerveillement.

Un laboratoire polyvalent : des prestations complètes au service de la santé

Breanna Charleson, technicienne médicale de laboratoire, du Canada.
Breanna Charleson, technicienne médicale de laboratoire, du Canada.

À bord de l’hôpital du navire, le laboratoire est un pilier essentiel, structuré en plusieurs zones : hématologie, chimie, banque de sang et microbiologie. Ces espaces permettent aux techniciens et techniciennes de mettre leur expertise au service des patients et des équipes médicales, en optimisant chaque étape des soins.

Les services de pathologie y occupent une place centrale, avec des interventions comme les aspirations à l’aiguille fine et les préparations par toucher, analysées à distance par des pathologistes grâce à des microscopes spécialisés. Les échantillons d’histologie, prélevés en bloc opératoire, sont fixés dans du formol puis acheminés vers un laboratoire partenaire aux États-Unis pour une analyse approfondie.

En tant qu’hôpital chirurgical, le laboratoire se consacre principalement au dépistage des patients, aux évaluations préopératoires, à l’accompagnement des chirurgies et au suivi postopératoire. Il joue également un rôle clé pour la clinique de l’équipage, en réalisant des tests pour les bénévoles nécessitant des soins.

Ouvert du lundi au vendredi, le laboratoire assure une permanence des soins grâce à une équipe de trois techniciens et un chef d’équipe, qui se relaient pour garantir une intervention même en dehors des heures standard. Une organisation rigoureuse, au service d’une mission humanitaire exigeante.

Une base de travail à la pointe de la technologie

« Dès mon arrivée, la technicienne en chef m’a fait découvrir le laboratoire en me le décrivant comme ‘petit, mais très performant’ — et elle avait tout à fait raison », raconte Breanna.

Bien que modeste en taille, ce laboratoire offre une gamme de tests particulièrement étendue. Contrairement aux hôpitaux canadiens, qui peuvent compter sur des laboratoires de référence, les ressources à bord sont plus restreintes. Si des collaborations avec des laboratoires locaux existent, celui du navire doit avant tout fonctionner de manière autonome.

Avant de rejoindre l’équipe, Breanna avait déjà acquis une solide expérience en microbiologie dans un petit laboratoire hospitalier. À bord, elle a élargi ses compétences : électrophorèse de l’hémoglobine pour les patients drépanocytaires, tests thyroïdiens pour les patients opérés de la thyroïde, dépistage des CD4 pour les patients séropositifs, et parasitologie — un domaine qu’elle affectionne particulièrement.

« J’ai pu observer des cas de paludisme dans des frottis sanguins, des schistosomes dans des échantillons d’urine, et même des œufs de divers parasites dans des selles », explique-t-elle.

Un souvenir marquant ? « Avec fierté, je me souviens d’avoir vu des vers Ascaris lombricoïdes encore vivants dans un échantillon », confie-t-elle.

Un impact durable — du navire-hôpital au retour à la maison

« Travailler au laboratoire de Mercy Ships a été une expérience d’une valeur inestimable », confie Breanna. « Ce qui m’a particulièrement marquée, c’est la collaboration étroite et interdisciplinaire entre les différents services de l’hôpital. Tout le monde est animé par une même mission, une même passion », ajoute-t-elle. « Rencontrer les patients, écouter leurs récits et constater leur reconnaissance a été une source de motivation profonde. »

Breanna a également eu la chance de collaborer avec des technologues techniciens de laboratoire du monde entier, partageant savoirs et expériences.

« Ces échanges m’ont permis d’apprendre énormément et de me lier d’amitié avec des collègues aux quatre coins de la planète », se remémore-t-elle.

Aujourd’hui encore, Breanna garde précieusement au fond de son cœur le souvenir de cette aventure avec Mercy Ships.

« Cette expérience a renforcé mon attachement à l’importance de créer un lien avec les patients, même dans un métier souvent exercé dans l’ombre », explique-t-elle.

Breanna Charleson
Breanna Charleson, technicienne médicale de laboratoire, du Canada.

Depuis son retour au Canada, elle exerce dans un petit hôpital rural du nord-ouest de l’Ontario, où elle apprécie particulièrement de pouvoir mettre un visage sur chaque nom qu’elle croise quotidiennement au laboratoire.

« Mercy Ships m’a montré à quel point le travail en laboratoire peut changer des vies », souligne-t-elle. « Cela m’a aussi rappelé que chaque effort accompli dans les laboratoires médicaux, où que ce soit dans le monde, joue un rôle essentiel dans les soins aux patients et l’amélioration de leur qualité de vie. »

Une prise de conscience qui continue de guider son engagement professionnel.
Pour plus d'informations sur Mercy Ships Canada, visitez : www.mercyships.ca/fr

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Breanna Charleson, Laboratory Technologist, drawing Esther Flier, Ward Nurse, blood.
Breanna Charleson, Laboratory Technologist, drawing Esther Flier, Ward Nurse, blood.

[ENCADRÉ]
La Banque du sang du navire-hôpital, reflet de la solidarité à bord pour sauver des vies

« J’ai eu la chance de donner mon sang à plusieurs reprises, et une fois, j’ai même apporté moi-même ma propre poche de sang au bloc opératoire », se souvient Breanna.

L’un des aspects les plus marquants de son expérience à bord a été son travail à la banque de sang. Chaque poche distribuée aux patients est collectée par l’équipe du laboratoire auprès des membres de l’équipage. Après avoir travaillé dans des banques de sang canadiennes, Breanna a pris conscience de la distance qui peut exister entre le donneur et le receveur.

« À bord, c’est différent : chaque poche porte le nom d’un collègue, d’un ami, d’un visage familier. On ne peut pas oublier le lien humain derrière chaque don », explique-t-elle.

Le processus complet — de la sélection des donneurs à la collecte du sang, en passant par les tests de compatibilité et la livraison des poches au bloc opératoire ou aux services concernés — permet de mesurer concrètement l’impact de chaque geste.

À bord du navire-hôpital, la plupart des transfusions sont réalisées avec du sang total, car les infrastructures ne permettent pas de séparer les composants comme les plaquettes ou le plasma.

« Quand des facteurs de coagulation sont nécessaires, les poches sont prélevées aussi fraîches que possible », précise Breanna.

Elle-même a donné son sang à plusieurs reprises, et une fois, elle a même apporté sa propre poche au bloc opératoire.

« La générosité et l’engagement des membres de l’équipage à donner leur sang sont vraiment inspirants », conclut-elle, émue.

Une expérience qui redonne tout son sens à la solidarité et à l’entraide.

[ENCADRÉ]

Plus de 200 métiers à bord…

Au‑delà du personnel médical (chirurgiens, infirmier·ères, kinésithérapeutes, anesthésistes, dentistes, technicien·nes de laboratoire…), qui représente environ la moitié des postes bénévoles, une grande diversité de professions est indispensable au bon fonctionnement du navire‑hôpital : ingénieur·es et technicien·nes de nombreuses spécialités, marins – du moussaillon au capitaine –, cuisiniers, agents d’entretien, responsables de l’hébergement, enseignant·es (une école est présente à bord de chaque navire), responsables de la cafétéria, et bien d’autres encore.


Le plus inattendu ? Un coiffeur, particulièrement précieux pour les bénévoles engagés sur le long terme.

⚠️ Proposition de prolongation du délai de déclaration des dons de bienfaisance 2024

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