Catching up with Jane: Departing Benin

19 June 2017
[:en]When I was on the ship, it was amazing to me to see how many volunteer crew members also volunteered for extra volunteer work!

In 2011, I served in Sierra Leone, and was involved in co-leading a Women’s Prison Ministry.  Prison Ministries are part of each Mercy Ships outreach. Every two weeks on a Saturday, we visited a group of women ranging from 27-50 in number. Their ‘crimes’ ranged from unpaid debts, to marijuana sales to murder. Frequently, they waited for a trial longer than the sentence would ever demand.  ‘Justice’ depended on who you knew, where you lived and which tribe you were from.

We tried to bring a little joy.  We did crafts together, sang, shared stories and served a snack.  When we arrived their faces were often long and sad. I was amazed at how bright and cheerful they became by the time we left. One of the most moving things happened when we sang together. The strength of the voices of the women in the prison of Freetown rang within- far after their voices were silent.  

What an amazing experience!

One of the saddest inmates was Cia, who was in her 70s.  She was asked to care for her son’s 5 year old daughter while he was campaigning for political office. His opponents came, killed the child and set Cia up as the murderer. When she arrived at the prison she was so badly beaten she could hardly walk, and would not talk. Over the weeks that we visited with her, she started to open up, and would even smile upon our arrival. One week we heard that Cia had just been released from prison as part of Sierra Leone’s 50th Anniversary of Independence celebration-along with two other prisoners. All of the prisoners’ names had been submitted to the government, but only three had been chosen.

That same week, we did a craft with the ladies which involved embroidering used towels. We divided up into three groups, and tried to get some dialogue going as we sat and sewed together. I had a wonderful prison guard with my group, who was an excellent translator. I started by sharing my ‘story’ and was surprised when several others opened up as well. We got into some amazing dialogue. They told me about their families and about their lives growing up. Some spoke of their ‘crime’ and of their arrest.

We talked about the release of the three prisoners. The ladies spoke of the joy they felt when the prisoners were freed, but also of the sorrow-when they learned that they themselves had not been chosen.                                                                                                            

They spoke about the civil war in Sierra Leone…about the memories of that…about forgiveness…about forgetting.  Most of the women had lost family members and land during this bloody conflict. I was blown away when they honestly told me they had forgiven the rebels for their actions, but that they would never forget.  Suddenly our time was up – and so was the dialogue.

As the Africa Mercy’s time of service has come to an end in Benin, West Africa…I think with pride and affection of the 1, 200 volunteers that come and go in a service period- and of those that sign up for Volunteering +.

Until next time, Jane


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[:fr] 

Quand j’étais sur le navire, c’était absolument fantastique de voir combien de volontaires se portaient volontaire pour du travail volontaire supplémentaire!

En 2011, j’ai servi en Sierra Leone et j’étais impliquée en tant que co-directrice d’un ministère dans une prison pour les femmes. Les ministères pénitenciers font partie de chaque programme de sensibilisation de Mercy Ships. Toutes les deux semaines, le samedi, nous allions visiter un groupe de 27 à 50 femmes. Leurs « crimes » variaient entre des dettes impayées, la vente de marijuana et allaient jusqu’au meurtre. Souvent, l’attente pour leur procès était plus longtemps que la sentence qu’elle aurait à purger. La « justice » dépendait des personnes que vous connaissiez, de l’endroit où vous habitiez et de la tribu à laquelle vous faisiez partie.

Nous essayions d’apporter un peu de joie. Nous faisions de l’artisanat, chantions, partagions des histoires et servions des collations. Lorsque nous arrivions, leur visage était triste et long. J’étais émerveillée de voir à quel point elles devenaient joyeuses et animées quand c’était le temps de repartir. Un des moments les plus merveilleux se passait alors que nous chantions toutes ensemble. Les voix des femmes de la prison de Freetown résonnaient à l’intérieur – et ce, longtemps après qu’elles aient terminé de chanter.

Quelle belle expérience!

Une des prisonnières les plus tristes était Cia, elle avait plus de 70 ans. Elle s’était fait demander de s’occuper de la fille de son fils, qui avait cinq ans, alors qu’il était en pleine campagne politique pour avoir un poste d’élu. Ses adversaires ont tué l’enfant et ont fait croire que Cia était coupable du meurtre. Quand elle est arrivée à la prison, elle avait été tellement battue qu’elle pouvait à peine marcher et elle ne parlait pas. Au fil des semaines, visite après visite, elle a commencé à s’ouvrir et même à sourire lors de notre arrivée. Un jour, nous sommes arrivées à la prison et avons appris que Cia avait été libérée, avec deux autres prisonnières, dans le cadre des célébrations pour le 50e anniversaire de l’indépendance du pays. Le nom de toutes les prisonnières avait été soumis au gouvernement pour libération mais seulement trois avaient été sélectionnées.

La même semaine, nous avons fait un atelier de broderie avec des serviettes usées. Nous nous sommes divisées en trois groupes et avons essayé de partir une discussion pendant que nous brodions ensemble. Dans notre groupe, nous avions une garde de prison incroyable qui était une excellente traductrice. J’ai commencé par partager « mon histoire » et j’ai été agréablement surprise lorsque plusieurs autres femmes ont commencé à s’ouvrir et à partager à leur tour. Nous avons eu des discussions passionnantes. Elles m’ont parlé de leur famille et de leur enfance. Certaines ont même parlé de leur « crime » ou de leur arrestation.

Elles ont parlé des trois prisonnières, de la joie ressentie en apprenant leur libération, mais aussi de leur tristesse lorsqu’elles avaient appris qu’elles n’avaient pas été sélectionnées.

Elles ont parlé de la guerre civile en Sierra Leone, de leurs souvenirs de cette époque, du pardon et de l’oubli. La plupart des femmes ont perdu des membres de leur famille et des terres durant ce sanglant conflit. J’étais ébahie quand elles m’ont dit, honnêtement, qu’elles avaient pardonné les rebelles pour leurs actions, mais qu’elles n’oublieraient jamais ce qui s’est passé. Puis, tout d’un coup, notre temps était écoulé – et l’échange a dû se terminer.

Alors que l’année de service du Africa Mercy tire à sa fin au Bénin, en Afrique de l’Ouest, je pense avec fierté et affection aux 1200 volontaires qui ont servi sur le navire cette année et à ceux et celles qui s’inscrivent pour devenir Volontaire.

Au plaisir!

Jane[:]